25 octobre 2019

2019.10 Mère et fils

 

Le 31 août 2019, le projet de Loi sur l’amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge des proches a été accepté par le Conseil national.

Il prévoit les mesures suivantes :

  • La possibilité de prendre congé jusqu’à dix jours par année, limitée à trois jours maximum par cas, pour prendre en charge les soins d’un proche (enfant ou adulte);
  • Un congé indemnisé de 14 semaines au plus pour les parents qui soignent leur enfant gravement atteint dans sa santé en raison d’une maladie ou d’un accident;
  • L'extension des bonifications pour tâches d'assistance dans l’AVS (prise en considération d'un revenu fictif supplémentaire en tant que proche aidant lors du calcul de la rente AVS) aux proches de personnes bénéficiant d'une allocation d'impotence légère de l'assurance-invalidité, et non plus uniquement d'une allocation d'impotence moyenne ou grave;
  • L'adaptation du droit à l'allocation pour impotent: le versement de l’allocation pour impotent et du supplément pour soins intenses de l’AI ne sera plus supprimé pour chaque jour que l'enfant passe à l'hôpital, mais sera interrompu uniquement dès que l’enfant aura passé un mois civil entier à l’hôpital.

Il s’agit d’un pas important vers la reconnaissance des proches aidants. Toutefois Pro Infirmis estime que ce n’est pas suffisant. Le projet de loi se focalise sur les parents d’un enfant gravement atteint dans sa santé. La prise en charge à long terme des adultes ne trouve toujours pas de réponse.
Prochainement ce sera au Conseil des États de discuter de ces mesures. Il est donc important de ne pas baisser la garde pour que la vie de tous les proches aidants soit effectivement améliorée.

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